S'éveiller autrement

Les reflexes archaïques

Les réflexes archaïques: des alliés du développement.

A la naissance, le système nerveux de bébé est encore immature.

Dans le ventre, il est contenu, nourri, protégé et porté.
Mais à la naissance, tout change : il doit s’adapter rapidement à un nouvel environnement dans lequel il doit désormais respirer seul, s’alimenter, réguler sa température et réagir à une multitude de nouveaux stimuli (lumière, bruits, gravité…).

Pour l’aider à s’adapter à ce nouvel environnement, les réflexes archaïques s’activent naturellement : ce sont des mouvements automatiques, présents dès la vie in utero, qui facilitent la naissance et cette transition en apportant des réponses motrices instinctives et adaptées.

Ces réflexes sont donc essentiels pour sa survie et sa protection.

Ils ont aussi un rôle fondamental dans la construction de son développement.

La répétition de ces mouvements prépare le corps à ses futures acquisitions motrices (comme la tenue de la tête, le retournement, la marche…). Elle permet également la création de nombreuses connexions neuronales, posant ainsi les bases de son développement moteur, émotionnel et cognitif.

Quelques exemples de ces réflexes archaïques et de leur rôle dans les premiers mois de vie :

Réflexe Tonique Asymétrique du Cou (RTAC) → Développe le tonus musculaire et prépare la coordination œil-main pour saisir les objets.

Réflexe de galant → aide le bébé à progresser dans le canal utérin pour naitre et prépare la mise en place de la coordination nécessaire à la marche.

Réflexe d’agrippement palmaire → permet de s’accrocher à l’adulte, réponse instinctive de sécurité (chez les primates, ce réflexe permettait au petit de s’agripper à sa mère pour se déplacer en sécurité).

Réflexes de fouissement et de succion → permet de trouver le sein ou le biberon pour se nourrir.

Réflexe de ramper de Bauer → prépare la coordination motrice, les futures étapes motrices, comme le quatre pattes et la marche.

Réflexe de parachute → étend les bras pour se protéger en cas de chute.

Bien que ces réflexes soient actifs dans les premiers mois de vie, ils continuent de nous accompagner tout au long de notre vie. Lorsqu’ils sont bien intégrés, ils ne s’observent plus mais restent toujours disponibles, prêt à se réactiver spontanément pour assurer notre protection et déclencher une réponse rapide en cas de danger ou de stress, avant même que la pensée consciente n’intervienne.


Le cycle naturel d’un réflexe archaïque

Chaque réflexe suit 3 étapes naturelles :

Émergence il apparaît à un moment précis, souvent dès la vie in utero.


Maturation → le réflexe suit un enchaînement de mouvements automatiques déclenchés par une stimulation.

Le bébé répète et explore ces mouvements de nombreuses fois. Cette étape est fondamentale pour permettre la maturation du réflexe. Elle permet la création de nouvelles connexions neuronales.


Intégration → au fur et à mesure que ces connexions se développent, le cerveau devient capable de contrôler volontairement ce qui était d’abord automatique.

Les mouvements peuvent alors être mobilisés de manière libre et volontaire. L’enfant passe progressivement d’une motricité réflexe à une motricité maîtrisée, fluide et coordonnée.

Ce processus ne fait pas disparaitre le réflexe : il s’inhibe peu à peu mais reste disponible en cas de besoin, lorsqu’une situation nécessite une réaction rapide, automatique et protectrice (ex. se rattraper en cas de chute).


Quand un réflexe reste actif trop longtemps

Si un réflexe ne s’intègre pas complètement, il continue à influencer les mouvements et les réactions du corps au quotidien et non plus seulement en cas de besoin.

Un réflexe encore actif agit comme un « parasite » qui perturbe les mouvements et surcharge le système nerveux. Pour continuer à fonctionner malgré cette perturbation, l’enfant (ou l’adulte) met en place des stratégies de compensation: par exemple en se contractant pour contrôler ses gestes.

Cette compensation est inconsciente mais demande beaucoup d’énergie: plus de fatigue, moins de disponibilité pour les apprentissages et davantage de difficultés à gérer ses émotions ou à interagir sereinement avec les autres.

Exemple :
Un enfant dont le réflexe de Moro reste actif peut sursauter très facilement à un bruit soudain.
Son corps se met alors en hypervigilance, il ressent des émotions fortes et reste tendu pendant un moment.
À l’inverse, si le réflexe est intégré, il sursaute légèrement, vérifie la source du bruit, puis reprend son activité sereinement.

C’est pourquoi l’intégration des réflexes archaïques peut faire une vraie différence au quotidien et mérite d’être explorée quand certains signes persistent.


Signes qui peuvent alerter : pourquoi et quand consulter ?

A tout âge, une consultation peut être utile : en cas de troubles persistants, de chocs physiques ou émotionnels ou pour soutenir une étape de vie.

Un réflexe non intégré peut impacter trois sphères :

0-3 ans

Favoriser l’émergence et le développement des réflexes, libérer les tensions corporelles pour accompagner l’enfant vers une motricité libre, fluide et harmonieuse.

  • Difficulté d’allaitement ou de succion
  • Pleurs fréquents, difficulté à s’apaiser
  • Agitation, reflux
  • Endormissement difficile, sommeils agité, terreurs nocturnes
  • Bébé hypertonique/hypotonique
  • Difficulté d’enroulement
  • Position inconfortable sur le ventre ou le dos, tourne la tête toujours du même côté
  • Difficulté à tenir sa tête, se retourner, ramper, marcher à 4 pattes…
  • Se déplace sur les fesses, marche sur la pointe des pieds
  • Tombe souvent, ne met pas ses mains pour se protéger
  • Difficulté à attraper et manipuler les objets
  • Sursaut fréquent, sensibilité aux bruits, à la lumière, au toucher
  • Séparation difficile
  • Peur du noir, colère très forte, semble inquiet
  • Retard de langage

Enfant

Consolider les fondations corporelles nécessaires aux apprentissages et à l’équilibre émotionnel.

  • Difficulté de motricité fine :  boutonner, tenir ses couverts, tenir son crayon
  • Maladresses, chutes fréquentes, difficultés à courir, sauter
  • Enurésie (pipi au lit) après 5 ans
  • Mal des transports
  • Difficulté à apprendre à faire de vélo, à nager la brasse, jouer aux jeux de ballon
  • Agitation, hyperactivité
  • Difficulté d’attention
  • S’avachit sur le bureau pour écrire, tourne la feuille perpendiculairement pour écrire
  • Difficulté d’apprentissage, de mémorisation, concentration, dyslexie, latéralité
  • Difficulté d’organisation
  • Difficulté de langage
  • Trouble du sommeil, terreurs nocturne, cauchemars, peur du noir
  • Besoin de rituels, de routines, n’aime pas les changements
  • Inquiétude, difficulté de séparation
  • Emotions très fortes
  • Timidité
  • Manque de confiance en soi
  • Hypersensibilité aux bruits, à la lumière, au toucher

Adulte

Rétablir l’équilibre entre le corps et les émotions, libérer les blocages, retrouver un ancrage profond et une pleine vitalité.

  • Difficulté d’équilibre et de coordination, gêne dans la pratique sportive
  • Maladresse
  • Tensions posturales
  • Troubles digestifs
  • Mal des transports, vertiges
  • Difficulté de mémorisation, de concentration, d’attention
  • Difficulté d’organisation et de planification
  • Hypersensibilité aux sons, lumière, toucher
  • Difficulté de communication
  • Anxiété, stress
  • Peur, phobies
  • Colères très fortes, tristesse
  • Manque de confiance en soi, timidité
  • Difficulté à lâcher prise
  • Difficulté de sommeil
  • Manque d’ancrage

Un accompagnement corporel, doux et progressif

Je propose un accompagnement basé sur des mouvements simples, inspirés du développement moteur du nourrisson.


Ces exercices, réalisés avec douceur, permettent au système nerveux de se réorganiser et aux réflexes encore actifs de s’intégrer progressivement

Chaque séance est adaptée à la personne, à son âge, à son vécu.

0665717590
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